Le Valhalla est l'un des séjours posthumes les plus célèbres de la mythologie nordique. Il s'agit du palais d'Odin, dont les Eddas décrivent l'architecture grandiose : cinq cent quarante portes, un toit fait des boucliers des guerriers, un sanglier qui se régénère chaque nuit pour nourrir les défunts.

La moitié des guerriers tombés au combat — les einherjar — sont conduits là par les Valkyries, vierges guerrières d'Odin qui désignent les élus du champ de bataille. L'autre moitié rejoint le Folkvangr, prairie de la déesse Freyja. Au Valhalla, les défunts s'exercent quotidiennement à se battre, se tuent les uns les autres, et ressuscitent le soir pour banqueter — préparation perpétuelle au Ragnarök, le crépuscule des dieux où ils combattront aux côtés d'Odin contre les forces du chaos.

Le Valhalla est l'un des séjours, mais pas le seul ni le supérieur : c'est la destination des guerriers, pas celle des « bons ». La mythologie nordique ne hiérarchise pas moralement ses au-delàs.

Étymologie

Vieux norrois Valhǫll, de valr (les occis du champ de bataille) et hǫll (halle, palais) — littéralement « halle des occis ».

Sources

Edda poétique (Grímnismál, Völuspá) — Snorri Sturluson, Edda en prose (Gylfaginning), c. 1220 — Régis Boyer, L'Edda poétique, 1992.

Voir aussi

Helheim

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