Une base comparative des visions de l'au-delà, du Bardo Thödol au Mictlán, du Valhalla au Barzakh — savant, neutre, sans jugement.
Il existe un mot anglais, studio, qui ne désigne ni un temple ni une bibliothèque : il nomme l'atelier où l'on travaille la matière. Studio Forever est l'atelier où l'on travaille une matière particulière — l'éternité — non pour la fabriquer, mais pour l'observer telle que l'humanité l'a façonnée, sous toutes les latitudes.
Depuis que nos ancêtres déposent des fleurs dans les tombes, l'esprit humain refuse que la mort soit une fin nette. Il imagine des passages, des juges, des fleuves à traverser, des cycles à reprendre. Chaque culture a sculpté son propre au-delà : neuf niveaux pour les Aztèques, six royaumes pour les bouddhistes, des champs lumineux pour les Grecs, une plaine glacée pour les Nordiques.
Cet atelier est sans clergé et sans boutique. Il ne convertit à rien. Il met simplement en regard — avec rigueur historique et patience descriptive — ce que les religions, les mythologies et les traditions ésotériques ont dit du seuil.
Hadès, Valhalla, Tír na nÓg, jugement chrétien : l'Europe a multiplié les seuils et les jardins de l'éternité. Du psychopompe grec à la déesse romaine Libitina.
Le Samsara hindou, le Nirvana bouddhique, la Terre Pure d'Amitabha, le Bardo Thödol tibétain, le Barzakh coranique, les kâmi shintô.
Aztèques, Mayas, peuples andins, Lakota, Amazoniens : ici les morts ne quittent pas vraiment le monde.
Pourquoi, en bien des langues du monde, dit-on qu'une photographie « vole » quelque chose à celui qu'elle capture ? Chez les Wolof, les Dogons, les Sioux, fixer une image arrache une part du Ka. Chez nous, la même image fait l'inverse : elle est un rempart contre l'oubli.
Templiers, sourciers, spirites et francs-maçons : pourquoi Limoges, cette ville moyenne du centre de la France, a-t-elle hérité de tant de mémoires de l'invisible ? Enquête sur quatre strates ésotériques superposées et le mythe local du « berceau ».
Le Bardo Thödol, traduit en Occident sous le titre Livre tibétain des morts, est un texte du VIIIᵉ siècle attribué à Padmasambhava. Il guide le défunt à travers les quarante-neuf jours du bardo.
Un psychopompe est une entité qui conduit l'âme des défunts vers l'au-delà. Hermès chez les Grecs, Anubis en Égypte, Charon sur le Styx, les Valkyries en Scandinavie. Du grec psychopompós, « guide d'âmes ».
Le Barzakh est, dans le Coran, l'isthme entre la mort et la résurrection. Sourate Al-Mu'minûn (XXIII, 100).