Sukhavati est, dans le bouddhisme Mahayana, la Terre Pure de l'Ouest présidée par le bouddha Amitabha (« Lumière infinie »). Elle est décrite comme un royaume cosmique où toutes les conditions sont réunies pour atteindre l'Éveil : pas de souffrance, longévité indéfinie, enseignements du dharma à profusion, présence directe du bouddha.

Le bouddhisme dit « de la Terre Pure » (Jodo au Japon, Jingtu en Chine) a fait de la renaissance à Sukhavati le but central de la pratique populaire. La voie est radicalement simplifiée : la récitation pieuse du nom d'Amitabha — le nembutsu japonais (Namu Amida Butsu), le nianfo chinois — suffit, en principe, à y être admis.

Cette voie de la foi-dévotion contraste avec les voies plus exigeantes de la méditation. Au Japon, Hōnen (XIIᵉ s.) puis Shinran (XIIIᵉ s.) en font le cœur du bouddhisme populaire, fondant l'école Jodo Shinshu qui reste aujourd'hui l'une des plus grandes confessions bouddhistes japonaises.

Étymologie

Sanskrit सुखावती (sukhāvatī), de sukha (bonheur) et -vatī (douée de) — « pleine de béatitude ».

Sources

Grand et Petit Sukhāvatīvyūha-sūtra, Iᵉ s. — Shinran, Kyōgyōshinshō, XIIIᵉ s.

Voir aussi

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